Notre vision 1/3 – 1/3 – 1/3

 

Entre la crise de la Covid-19 et la GenZ ultra connectée, les marques n’ont plus le choix que de se réinventer.

À l’ère du « click and collect », du « ship from store », du « live shopping » et de plein d’autres termes qu’on a encore du mal à assimiler, elles ne cessent d’innover, nous proposant des expériences de consommation hybrides en magasin comme en ligne.

Pourquoi ? Tout simplement car l’expérience client est une opportunité pour les marques pour attirer de nouveaux prospects tout en fidélisant les clients existants.

Le chemin de l'entre deux

Pourtant, bien que ces innovations retail soient à l’heure actuelle un impératif pour se démarquer, sont-elles vraiment la priorité ?

De notre côté, nous nous sommes téléportés dans le futur pour imaginer notre shopping idéal.

Qu’aimerions-nous voir ?

Un retail « 1/3-1/3-1/3 ».

On vous explique notre vision !

L’ascension du e-commerce, on en pense quoi ?

Depuis la pandémie mondiale de la Covid-19, de nombreux secteurs se sont métamorphosés.

Alors que certains en ont souffert et peinent à s’en remettre, la crise a été bénéfique pour d’autres qui ont su se réinventer. C’est le cas du retail. La fermeture des points de vente physiques a accéléré la digitalisation des marques.*

Effectivement, les ventes en ligne ont été boostées, le e-commerce représente désormais 14,1% du commerce de détail de produits, selon le dernier rapport de la Fevad, Fédération du e-commerce et de la vente à distance.

Retail de demain : ecommerce et achats en ligne

Lorsqu’on sait que 41 millions de français achètent sur Internet avec, en tête de classement des produits les plus achetés, la mode et l’habillement, on comprend qu’économiquement parlant, les marques ne peuvent qu’être proactives sur la vente en ligne.

En plus de faire gonfler leur chiffre d’affaires, le e-commerce a tout un tas d’autres avantages : il réduit les coûts de personnel, leur offre une meilleure flexibilité sur la gestion de leurs stocks, leur propose parfois la pré-commande et ainsi, en aval, elles se retrouvent avec moins de produits invendus. Plutôt intéressant d’un point de vue anti-gaspi !

Alors oui, le e-commerce peut être profitable sur le point de vue écologique, mais n’a-t-il pas ses limites ? On achète sans se poser trop de question, « parce qu’au pire on retourne ce qu’on ne veut pas ».

Ça pousse un poil à la surconsommation, vous ne pensez-pas ? Surtout quand on sait que les produits retournés ne sont pas remis à la vente et envoyés en destruction.

Et qu’en est-il de la livraison ?

Le dernier kilomètre : le dernier des escrocs

Alors que le e-commerce explose ces dernières années, les questions autour de l’impact écologique de ce dernier se multiplient. Des abus de packagings, des retours en masse, des livraisons express… sans parler du dernier kilomètre qui vient plomber le bilan environnemental du commerce en ligne.

Livraison et dernier kilomètre impact environnemental
@Tima Miroshnichenko

Le dernier kilomètre fait référence aux derniers kilomètres parcourus lors d’une livraison de commande à domicile entre l’entrepôt de distribution et le domicile du consommateur.

Le problème du dernier kilomètre, au-delà du coût économique qu’il représente (environ 25 à 30% du prix total), est le coût écologique qu’il génère.

Selon Rungis internationnal, le dernier kilomètre en France correspond à 20% du trafic et participe à hauteur de 25% des émissions de CO2 en ville. À Paris par exemple, un véhicule sur 5 livrerait des marchandises.

Si l’enjeu de décarbonisation tend à adapter le modèle actuel au profit de pratiques plus vertueuses, dans les prochaines années, le volume de colis continuera d’augmenter de manière conséquente.

 

 

Restons optimistes, de nombreuses initiatives propres voient le jour pour contrer ce dernier kilomètre dévastateur.

Et en physique, quel est le futur du retail ?

Après deux années marquées par des fermetures soudaines et irrégulières des points de vente physiques, leur réouverture a poussé les retailers à réinventer l’expérience en magasin afin qu’elle soit unique et de qualité.

Le Phygital dans le retail de demain : paiement sans contact
@Clay Banks

C’est dans ce contexte et avec les attentes spécifiques des digital natives que le « Phygital » a atteint son apogée.

Le phygital c’est la rencontre du commerce physique et digital à l’instar des bornes de commandes, des paiements mobiles, des cabines connectées ou encore des produits en réalité augmentée.

En bref, beaucoup de technologies prometteuses qui nous font encore plus apprécier nos expériences d’achat.

 

Chez Weturn, nous avons une autre idée de l’avenir du retail, non pas en opposition mais en complément de ces nouvelles formules, qui viendrait significativement réduire l’impact écologique de nos points de vente préférés.

Le 1/3 – 1/3 – 1/3, on vous dit tout !

Physique, digital, phygital, qui triomphera ? On a essayé d’imaginer le retail dans quelques années et selon nous, la dimension technologique n’ira pas sans l’aspect écologique, mais surtout avec un réel changement dans les modèles de consommation et de production. Une nouvelle proposition de valeur non pas liée à l’expérience d’achat mais à l’origine même du produit et son cycle de vie.

Le retail de demain : la vision Weturn
@Cottombro

En effet, bien que nous soutenions à 100% les innovations et qu’elles sont, pour certaines, en faveur d’un modèle plus durable, nous appelons avant toute chose à une nouvelle approche de la consommation, non négligeable et surtout activable dès à présent.

Laissez-nous vous expliquer :

Aujourd’hui, lorsque l’on se rend en magasin, quasiment 100% des produits exposés sont neufs.

Avec le rythme effréné des collections, les marques se retrouvent avec des volumes importants de produits neufs qui ne trouvent pas acheteur.

Retail : point de vente
@Ksenia Chernaya

En parallèle et dans une démarche plus vertueuse, le marché de la seconde main connaît un essor assez fulgurant. « Dépenser moins, acheter mieux ». Selon une étude de l’Institut Français de la mode, 36% des Français ont acheté de la seconde main en 2021.

Du côté des marques, elles ont très vite compris que la seconde main séduisait les consommateurs. Certaines commencent donc déjà à l’intégrer à leur offre digitale. C’est le cas de nombreuses enseignes qui développent, grâce à Faume notamment, leur plateforme de seconde main. Isabel Marant Vintage, Aigle second souffle ou Balzac Paris seconde vie donnent ainsi accès aux e-acheteurs à une offre variée de produits second-hand.

Alors que cette démarche connaît un réel succès en ligne, pourquoi ne pas l’intégrer directement dans les points de vente physique ? Effectivement, bien que le commerce en ligne soit en pleine ascension, n’oublions pas que la majorité des consommateurs préfèrent se rendre en magasin pour passer à l’acte d’achat. De cette manière, si l’offre cartonne en ligne, elle devrait satisfaire de nombreux clients en magasin ! …

Centraliser cette solution dans les points de vente viendrait encore une fois apporter une solution au dernier km de la vente en ligne.

Pour compléter cette diversité de l’offre en magasin, nous imaginons, en complément des produits neufs et des produits de seconde main, un quota de produits recyclés.

C’est là qu’intervient Weturn !

Alors que des produits dits « recyclés » émergent dans certaines enseignes aux pratiques plus similaires à du greenwashing qu’à un véritable intérêt écologique, chez Weturn nous avons imaginé une offre durable, circulaire et surtout extrêmement bénéfique pour le retail de demain.

étiquette MTr par Weturn

Depuis un an et demi, nous proposons aux acteurs de l’industrie textile de revaloriser leurs excédents de stocks via notre filière de recyclage et de développer, grâce à notre service éco-conception, de nouveaux textiles prêts à réintégrer leurs collections futures.

Pour boucler la boucle, d’ici quelques semaines, notre marque ingrédient MTr, fera son apparition sur la scène du recyclé. Sous la forme d’une étiquette, MTr viendra certifier la bonne utilisation de fils et textiles recyclés, la traçabilité et l’impact de chaque produit.

Ainsi, les marques utilisant notre filière de revalorisation pourront garantir à leurs clients une conception 100% européenne, des matières premières certifiées Global Recycled Standard et une production respectueuse et conforme aux normes sociales et environnementales.

 

Les projets que nous menons depuis notre création nous ont d’ailleurs permis de réaliser de très belles économies : 64% de réduction d’émissions de CO2 et 84% d’eau sauvée.

Face à ce ratio 1/3 neuf – 1/3 seconde main – 1/3 recyclé, le consommateur se retrouverait face à une offre équitable éveillant sa conscience écologique et extrêmement prometteuse pour le futur du retail.

Cette vision 1/3-1/3-1/3 est loin d’être utopiste, elle amène à un changement de la part des marques et fournisseurs et une adaptation de celle des consommateurs. C’est un projet qui pourrait notamment s’inscrire dans le cadre de la loi AGEC.

Tendre vers le zéro-gaspi et l’économie circulaire c’est le futur de nos modèles de production et de consommation, vous ne pensez pas ?

SOURCES

 

 

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