“Nous ne sommes pas la béquille de la fast fashion” ❌

L’Usine Nouvelle consacre son dernier numéro à l’économie circulaire, abordant des industries variées, et faisant évidemment un arrêt sur le textile.

Weturn est cité aux côtés de Gebetex, Refashion, LeLabPlus ou encore Nouvelles Fibres Textiles. Tous mobilisés pour une industrie textile qui tourne plus rond, avec chacun notre spécificité, notre méthode et nos projets.

 

Pour rappel, Weturn a créé la 1ère filière française de revalorisation textile en boucle fermée.

Concrètement, notre solution permet aux marques, après les soldes et ventes privées, de revaloriser leurs stocks dormants auprès des acteurs du don, du réemploi ou du recyclage, en assurant la traçabilité de A à Z. En mettant l’accent sur le maintient et la réintégration de ces matières dans les productions, pour faire progresser les taux de réemploi et de recyclage de l’industrie textile. Aujourd’hui évalué à 1% pour le recyclage en boucle fermée.

 

Ainsi, depuis 2020, notre engagement est celui de la préservation des matières premières et la lutte contre la destruction.

  • Nous avons les solutions clé en main pour valoriser les stocks auprès de filières vertueuses et locales.
  • Grâce à Weturn, les marques adoptent de nouveaux procédés circulaires concrets, uniques et conformes.
  • Avec VALO, elles simplifient leurs campagnes de déstockage et automatisent le tri de leurs matières.
  • Avec MTR, elles accèdent à une collection de textiles recyclés de qualité et 100% traçables.

 

Nous avons saisi l’opportunité de la loi AGEC, interdisant la destruction des invendus, mais pas que. Nous sommes foncièrement engagés pour mettre un peu plus de bon sens dans la filière textile, et déployons beaucoup d’énergie pour que notre solution s’adapte aux professionnels et les fassent progressivement évoluer vers une meilleure exploitation de leurs matières premières, de l’amont à l’aval.

 

Nos produits cibles ? Ceux conçus avec des matières de qualité, celles qui sont le plus exposées aux risques de pénurie, les matières naturelles, celles qu’on choisit par respect pour son consommateur, celles dont on prend soin dès le premier jour, et sur tout leur cycle de vie. Quand on se dit ça, on élimine par définition certains acteurs ! 😉

 

Aussi et surtout, celles que l’on savait déjà recycler depuis un siècle, avant la catastrophe des multi-composants, faisant baisser la qualité mais augmenter les marges. Et pour lesquelles on s’empresse de chercher des technologies de recyclage, pour encourager encore plus ce système. Ici : servir les intérêts de la Fast Fashion et la dégradation de nos éco-systèmes.

Depuis bientôt 3 ans, nous découvrons parfois avec stupéfaction qu’il est facile de faire des raccourcis, et vouloir systématiquement passer d’un extrême à l’autre. Faisant parfois preuve d’incohérences, qui ne tiennent pas compte de la réalité économique des parties prenantes ou tout simplement de la réalité du terrain.

 

Le sujet des invendus est hautement tabou et divise. Il dérange parfois, alors voici notre TOP 3 aux questions souvent posées :

 

1️⃣ ”Des solutions comme Weturn, qui recyclent les invendus, donnent raison aux marques et ne les encouragent pas à réduire la production”

👉🏻 Cela pourrait être le cas. Sauf que se mettre en conformité avec la loi AGEC, et utiliser des services circulaires efficients a un coût, et les entreprises préfèreraient ne pas l’absorber dans le contexte actuel. Réutiliser comme recycler implique une logistique de collecte, de tri et de démantèlement qui n’existait pas avec la destruction, l’enfouissement, ou l’export. Il y a tout de même une logique financière derrière le coût d’un scandale, le coût d’une amende AGEC et le coût de la mise en conformité. Nous les aidons à mieux structurer leurs stocks et à les réorienter vers les bonnes filières avec notre plateforme VALO. Ils peuvent y suivre leur progression et s’améliorer d’une campagne à l’autre jusqu’à reprendre le contrôle de leurs matières.

 

2️⃣ ”Les matières recyclées ne sont pas qualitatives”

👉🏻 Notre cahier des charges et celui de nos partenaires industriels sont stricts pour atteindre un recyclé de qualité et des prix de marché : focus obligé sur les matières homogènes. Ici exit la fast fashion. Nous ne recyclons pas, ou peu, les mix matières. On en profite pour passer un message à ceux qui voudraient passer de 0 à 100% de recyclé : les industriels n’ont pas l’outil adapté et ne sont pas prêts à produire des textiles de qualité avec 100% de matière recyclée. Souvent ils ne le souhaitent pas. Des étapes intermédiaires sont indispensables pour convaincre d’abord de la qualité et réduire son impact, déjà significatif avec 30 à 50% de recyclé. Dès lors qu’une méthode de tri est mise en place, sur des matières homogènes et de qualité, nous respectons les attentes des recycleurs, et la qualité n’est souvent plus un sujet.

 

3️⃣ Et la pépite de l’incohérence post AGEC : “Il n’y a aucune raison de soutenir les invendus recyclés et de leur créer un bonus, car les invendus n’ont pas de raison d’exister !”

👉🏻 Comment vous dire… Si l’on reprend le fil des 10 dernières années : attentats 1, 2, 3, grèves, gilets jaunes, covid 1, 2, 3, Ukraine, inflation… Les marques ont-elles vraiment la possibilité de prévoir ? D’anticiper tous les événements ? De mesurer exactement ce qu’attendent leurs communautés ? De porter seules les coûts de stockage ? Soyons un peu réalistes et essayons un minimum de comprendre la réalité économique de certains acteurs, qui n’ont rien à voir avec la Fast Fashion dont tout le monde parle, et à qui on fait de la pub gratuite par la même occasion ! La précommande n’est pas viable au delà d’un certain volume d’affaire. Très vite il faut cadencer sa production. Il y aura donc toujours des invendus. Et sûrement pas la même quantité chez Shein que dans le luxe, puisque leur modèle les oppose. L’un prône l’infini, quand l’autre vend la rareté. Leurs cultures sont opposées, donc ayons la même attitude quant à nos interprétations. Entre le luxe et la FF il y a un monde, pleins de marques premium, de niches, historiques comme plus récentes, qui luttent pour exister sans se faire écraser. Et avec qui il y a de réelles chances de relancer notre filière, pour peu qu’on s’intéresse à elles.

 

Et sinon, il existe une super solution complémentaire à la nôtre : AKO, pour mieux anticiper ses ventes, son écoulement et donc ses invendus !

 

Vous l’aurez compris, la loi AGEC est une superbe initiative, qui place la France comme leader sur la question des invendus. Encore faut-il aller plus loin que ce simple article de loi, la rendre concrète et en comprendre les externalités. Cela passe nécessairement par un collectif d’acteurs qui s’engagent aux côtés de marques transparentes, et pas nécessairement celles qui causent le plus grand tord à notre société.